Le message de la directrice exécutive

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Avril 2021


Bonjour à tous les membres de la FCF—

Le mois dernier marquait le premier anniversaire du confinement de la plupart des Canadiens à cause de la COVID-19. Ce n’est certainement pas un anniversaire à célébrer. Cependant, à mesure que la campagne de vaccination s’intensifie et que nous commençons à anticiper une vie post-pandémique, il semble approprié de réfléchir aux événements de l’année qui vient de s’écouler et d’envisager la voie à suivre, y compris les changements que nous avons apportés et qui, bien qu’ils aient été contraints par une crise qui sera bientôt derrière nous, valent peut-être la peine d’être conservés.

Pendant la pandémie, j’avais déjà observé qu’en l’absence de nombreux jalons et modèles familiers de la vie quotidienne, le passage du temps est difficile à évaluer. Il semble que les prédictions soient également difficiles à faire. Dans mon message de la fin mars 2020, j’avais informé nos membres de la décision de fermer temporairement les bureaux de la Fondation à compter du 12 mars, mais que nous espérions la réouverture le 6 avril. À ce moment-là, nous nous attendions en général qu’un confinement de quelques semaines serait suffisant pour résoudre la situation. C’était peut-être la première leçon de la pandémie, à savoir que son cours défierait les attentes.

Heureusement, nous avons pu tirer des leçons plus positives de l’année qui vient de se terminer et qui, je pense, s’avéreront durables. En nous appuyant sur ces leçons, nous pouvons faire mieux, post-COVID, dans plusieurs domaines.

À la Fondation, nous avons été enchantés par le soutien solide que nos offres de conférences virtuelles ont obtenu. Depuis de nombreuses années, nous offrons des webémissions en direct parallèlement à un grand nombre d’événements dont la participation est en personne, mais en 2020, nous avons offert des activités uniquement en ligne. Ce modèle de prestation a considérablement amélioré l’accessibilité pour de nombreuses personnes en éliminant les frais de déplacement et en offrant une visualisation flexible et à la demande. L’analyse des données des délégués nous révèle qu’il y a eu une fréquentation considérablement accrue chez les jeunes fiscalistes, les professionnels du gouvernement et de l’industrie et ceux des centres plus petits et plus éloignés partout au Canada. Servir l’ensemble de la communauté fiscale canadienne est une partie importante de notre mandat. Dorénavant, bien que la possibilité d’événements en personne soit de retour, nous nous efforcerons également de faire en sorte de ne pas compromettre l’accessibilité et de continuer à innover dans la prestation des programmes.

La collaboration et l’agilité ont également été les mots clés de l’année dernière. Les gouvernements fédéral et provinciaux ont agi rapidement pour élaborer et mettre en œuvre une gamme de programmes conçus dans le but d’offrir une aide pour contrer les ravages économiques de la pandémie. Un dialogue solide entre les intervenants de l’ensemble du milieu fiscal et des affaires s'en est suivi, et des occasions de fournir des commentaires et des réactions opportuns ont eu lieu. Bien sûr, tous les problèmes n’ont pas été entièrement résolus, mais dans la plupart des cas, les résultats ont été améliorés grâce à la communication et à la rétroaction abondantes reçues. J’ai bon espoir que cette expérience constructive restera un modèle d’engagement futur et d’amélioration continue de notre régime fiscal.

Sur le même ordre d’idée, le rôle central de la politique fiscale et les obligations réciproques du gouvernement et des contribuables ont également été mis en avant pendant la pandémie. Au moment où j’écris ce message, nous anticipons le premier budget fédéral en deux ans, qui sera publié le 19 avril. Ce budget suscite énormément d’intérêt, c’est le moins qu’on puisse dire, et je m’attends à discuter du contenu du budget dans les prochains messages. Pour l’instant, je vais simplement constater que le paysage post-pandémique pose non seulement des défis financiers, mais qu’il offre aussi des possibilités considérables. (Pour ceux qui souhaitent lire plus sur ce sujet, voir le numéro de septembre de notre bulletin Perspectives en fiscalité et en politique fiscale.)

Le dernier sujet que j’aimerais aborder est le milieu du travail. Les confinements causés par la pandémie ont touché les travailleurs canadiens de différentes façons, selon leur secteur d’emploi. Nous sommes tous reconnaissants de la contribution des travailleurs essentiels, souvent fournie à leurs risques et périls. D’autres Canadiens, y compris de nombreux fiscalistes, ont pu travailler à distance, généralement à partir de leur domicile, et tirer parti de la technologie pour communiquer avec leurs collègues et leurs clients. Travailler de la maison a été une expérience mitigée. Beaucoup se sont trouvés très productifs, et ceux résidant dans les grandes villes ont pu éviter de longs trajets. Par contre, les inconvénients du travail à distance ont été les défis technologiques (par exemple, la faible vitesse d’Internet dans une grande partie du Canada), la ligne ténue entre le temps consacré à la vie personnelle et professionnelle et le sentiment de déconnexion par rapport aux collègues. Pour les parents, il y a eu d’autres exigences, comme la supervision de l’enseignement à distance.

Dans l’ensemble, deux aspects du travail à distance semblent très positifs, et beaucoup s’attendent à ce qu’ils soient maintenus après la pandémie. Le premier est la flexibilité : la dernière année a montré que se rendre au bureau tous les jours n’est pas strictement nécessaire pour de nombreux types d’emplois. Le second est l’adoption rapide de la technologie nécessaire pour bien performer dans un environnement à distance et flexible afin de permettre aux personnes de collaborer même si elles sont basées dans différents lieux. Au cours de la prochaine année, alors que la vie post-pandémique commencera, il sera très intéressant d’observer les modèles et protocoles adoptés dans les bureaux traditionnels (y compris si la « tenue d’affaires » fera son retour).

On se reparle le mois prochain.

Heather L. Evans,
Directrice exécutive et chef de la direction